26 juin 2010

De L'Hotte à Parelli

Enoncé :

Soit le "Calme, en avant et droit" classique, du Général L'Hotte (écuyer français du XIXème siècle), menant au rassembler. Si on pense surtout au rassembler physique, le rassembler mental et émotionnel sont implicites.
Ainsi que le "Connexion + impulsion + flexion = équitation" énoncé par Pat Parelli (cowboy contemporain moustachu de Californie).

Démonstration :

Connexion = rassembler mental (connexion au cavalier et cavalier connecté à son cheval).
C'est le "Calme".
Impulsion = rassembler émotionnel (ni dans la fuite ni dans l'enclume, ni fuyant ni résistant, énergie utilisée positivement, qui ne s'éparpille pas en tous sens).
C'est le "En avant".
Flexion = rassembler physique (flexion de la nuque, de l'encolure, de l'arrière-main).
C'est le "Droit".
Les trois Rassembler (mental, émotionnel, physique) mènent à l'Equitation.

CQFD :)

09 mai 2010

Mors ou licol ou les deux ?

Le week-end dernier, j'ai travaillé en filet simple, et la séance a été extra (voir article "Euphorie"). Contente (trop ?), je suis repassée au licol dès le lendemain. Car mon idée est de réussir à faire aussi bien en licol qu'avec le mors ou la bride. Je dois dire que la séance du lendemain, en licol donc, a été quasiment aussi bien : cheval sur la main, rond, léger, EED, appuyer, tête au mur, transitions pas-trot, trot-piaffer-trot, pas-reculer-pas, etc... Et le galop était lui aussi en équilibre, sur la main, avec rebond, légèreté des épaules, mêmes rênes longues elle continuait à se tenir seule, tout comme la veille en filet. Alors je me suis dit, c'est gagné !
Oui... mais non...
Aujourd'hui, je remonte en licol. Petite détente rapide aux trois allures rênes longues le long de la lice, aux deux mains, Jade est régulière, agréable à monter, équilibre horizontal, pas avachie devant. Je passe dans le travail rênes ajustées, au pas, au trot. Puis je demande des transitions trot-piaffer-trot, je la réveille un peu et la transition vers le trot est beaucoup plus tonique, je sens mieux la poussée sous les fesses, elle part en avant dynamique, je sens le dos monter, l'énergie sous la selle. Je lui demande 2 ou 3 fois à chaque main, elle pousse bien pour repartir dans le trot, et je laisse là-dessus.
Pause bien méritée.
Je commence les départs au galop. Et là, paf, tout est retombé ! De un, j'aurais dû peut-être m'arrêter là, j'ai été trop gourmande. De deux, j'aurais dû mettre le filet pour repartir sur ce travail. Les départs sont mauvais, elle se jette sur les épaules, je n'arrive pas à l'avoir ronde, impression d'un cheval "à plat" : il n'y a plus de rebond, plus d'équilibre sur les hanches, plus d'épaules légères, plus de garrot montant,... Et je n'arrive pas à corriger cela avec mon licol.
Ce n'est pas la première fois où, après quelques séances en filet ou en bride, elle se tient bien en licol, comme si elle utilisait ses acquis apportés par le mors. Et puis tout "retombe" si je m'obstine à ne monter qu'en licol.
Donc, au jour d'aujourd'hui, mon avis est que le mors reste le meilleur outil pour mener un travail physique et pour consolider ce travail. Une fois bien avancé, on peut repasser au licol (ou même en cordéo) pour tester les acquis.
Si je me trompe, dans ce cas, existe-t-il des chevaux débourrés, travaillés et menés jusqu'au niveau Grand Prix de Dressage en n'ayant jamais au grand jamais utilisé un mors ?

01 mai 2010

Euphorie

Après le mois chez Paulo, je continue les séances de gymnastique, en licol, en filet, en selle ou à cru, et aussi les sorties en forêt.
Et ce samedi, euphorique je rentre ! Jade a été géniale ! 
Travail en carrière comme avec Paulo, en filet simple : épaule-en-dedans, appuyers, têtes-au-mur, au pas et au trot. Deux ou trois transitions trot-piaffer-trot, deux ou trois allongements dans la diagonale.
Puis travail des départs au galop du pas aux deux mains qu'elle m'a donné nickel. 
Et puis, surtout, j'ai eu droit à un super galop rond, équilibré, léger, avec le rebond souple d'un chat, un super confort, facile à suivre, rien dans les mains, et ça tourne avec l'effort d'une plume !
J'ai même demandé un allongement au galop et elle est restée ronde sur la main et légère ! Mais qu'avait-elle mangé !? :-)
J'ai pris la ligne droite, laisser les rênes longues, elle est restée un moment ronde seule, puis a commencé à se vautrer sur les épaules, j'ai relevé les rênes pour corriger l'attitude, elle est "revenue" en équilibre avec deux doigts, j'ai laissé à nouveau les rênes et elle est restée en équilibre seule à nouveau, toujours avec cette sensation de rebond et de facilité de "pilotage". Du pur bonheur !

03 mars 2010

Juste comme ça

Petite visite la nuit venue, sous un ciel sans nuage pointillé d'étoiles, et avec pour seuls bruits la présence des chevaux, quelques hululements, et les clapotis du ruisseau.

01 mars 2010

Jade chez Paulo - 3ème mois

Paulo Galiza et ma jument lors du dernier cours de ce nouveau mois passionnant et enrichissant !


20 février 2010

Actions latérales en licol


Paraît-il que l'on n'a aucune action latérale (incurvation, flexion) en licol... Moi j'en vois là, non ? :-)

Catherine Henriquet aux Rencontres Ethologiques 2009

14 février 2010

Une brebis au milieu des loups

Bombita, Uchao, Herege, Amor, Zuim, Justo, Tivoli,... autant d'entiers PSL et deux PRE dont un étalon, et pourtant tous sages quand Jade s'invite dans leur ballet le temps d'une reprise.

La rondeur

Visiblement, il y a plusieurs définitions du cheval "rond".

Pour moi, ça ne se limite pas à l'encolure. C'est l'impulsion, l'auto-impulsion même, le dos qui monte, par ce fait l'encolure se place en un arrondi vers le haut et vers l'avant, et cela sans s'appuyer sur la main. 
De ma seule expérience avec mon premier cheval, en l'occurence, Jade, et à mon niveau de cavalière de loisirs, cette rondeur se ressent sous la selle et dans les mains. 
Sous la selle, on a la sensation d'un dos qui porte le cavalier, on sent une suspension dans le pas compté qui découle alors aisément sur un petit piaffer, de là on enchaîne souplement au trot sans perdre ce rebond, cette suspension et cet équilibre, sans perdre la mise en main.
Et dans les mains, on n'a que le poids des rênes. Et si on allonge un peu le trot, on sent la bouche qui vient prendre contact sans s'appuyer pour autant car l'équilibre est conservé.

"Rond" n'est en aucun cas pour moi "enroulé" ou "encapuchonné".

"Rond" qualifie pour moi l'attitude du cheval qui tend vers le Rassembler.

17 janvier 2010

L'année 2010 commence fort !


L'année commence avec un changement d'écuries. Après avoir passé 2 ans dans une association de cavaliers, j'ai envie de retrouver une pension au pré.

Et puis, l'année commence fort aussi avec quelques sorties très sympas en solo dans la neige, et particulièrement la balade de ce dimanche, par temps humide et maussade, un brin de pluie, un chouia de vent, une timide éclaircie, et surtout une Jade qui avait de l'halant tout en étant décontractée. Pour un peu, on la prendrait pour un cheval d'équitation western : rênes longues, encolure relâchée et basse dansant souplement, un bon pas ample et régulier, et attentive aux demandes.


Et donc, oui, cette belle sortie du jour s'est agrémentée de belles sensations : profitant d'un chemin droit en terre, j'embraye sur quelques demandes d'épaule-en-dedans. Plus loin, je demande une tête-au-mur, et Jade bien en équilibre et arrondie sur son mors ploye les hanches et m'offre un début de petit piaffer dans l'incurvation d'un appuyer. Je profite de son impulsion pour la remettre droit, garder le dos et je demande une transition au trot depuis le petit piaffer, en ouvrant les doigts et voix, et la voilà partie dans un trot montant, toute ronde devant, l'arrière-main ployée et qui pousse, le dos portant, pas de poids dans les mains. J'ai crié "waaah !" parce que "waaah !", y avait pas d'autres mots ! L'énergie était là, canalisée, rassemblée, dans une jument à l'écoute et avec l'envie "d'y aller".


Qui a dit que l'équitation "baroque" ratatinait les chevaux ? 


15 novembre 2009

Une video où il ne se passe rien !

Une video où il ne se passe rien...
... si ce n'est le bruit des pas de ma jument dans les feuilles d'automne, la forêt calme et tranquille, un beau chemin droit devant nous,...
Rien que nous deux dans le silence des bois !

Balade automnale

04 octobre 2009

Des pièces du puzzle

Voilà que 3 mois sont passés à la vitesse de la lumière qui diminue avec l'hiver arrivant.

J'ai continué les exercices avec Jade (cercles, épaule en dedans, tête au mur, cessions, appuyers, au pas et au trot, petit piaffer) en alternance avec des sorties en forêt.
Plus les séances passaient, plus je me demandais où cela me menait. Quelle était la prochaine étape ? Dois-je répéter ces exercices sans cesse ? Que se passe-t-il après ?
J'avais un peu peur de lasser ma jument et je commençais en me lasser moi-même de faire les mêmes séances sans vraiment comprendre l'utilité de ces gammes. Parfois la séance était facile, Jade très agréable à monter, parfois la séance était mitigée, moins d'impulsion, plus de résistance dans les épaules, avec toujours le doute de la cavalière moyenne qui apprend et qui n'est pas certaine de bien faire.

Bref, je ne savais pas où tous ces exercices de deux pistes allaient
me mener.

Et puis un jour, un petit déclic. 
J'étais en tête au mur au pas, Jade perdait de l'impulsion, j'ai touché avec la badine pour lui rappeler qu'elle devait maintenir son impulsion, et elle a embrayé sur un tout petit galop tout rond en gardant cette attitude compacte apportée par la tête au mur.
C'était une première pièce du puzzle !

Un autre jour, plus tard, j'étais en pleine balade en forêt, et j'avais profité d'une belle piste de sable pour demander quelques transitions pas-galop-pas, ce qui a réveillé un peu l'impulsion de Jade. En sortie de piste, calme et au pas rênes longues, je reprends mes rênes, me redresse, demande à ma jument de faire de même, et l'amène au pas compté en vue d'une demande d'un petit piaffer qu'elle entame failement. Mais je ne sentais pas la suspension, alors avec ma badine que je tenais dans la main gauche, je touche vers l'arrière pour remettre de l'impulsion, et voilà Jade qui, l'esprit encore dans les transitions précédentes, y répond par un départ au galop à droite... et sur place ! Je pense que c'était bien un galop sur place car trois temps bien sentis sous moi, le dos monté, et agréablement confortables. Comme elle était dans un état de rassembler par ma demande de pas compté préparatoire au piaffer, elle était bien en équilibre, bien ronde et légère, la nuque haute, le poids sur l'arrière-main, les hanches légèrement abaissées, et le petit plus d'impulsion demandé couplé aux transitions pas-galop quelques instants plus tôt ont fait le reste.
C'était une deuxième pièce du puzzle !